Soirée du mois d'avril  2006

« Ni putes ni soumises »

« Ni Putes, Ni Soumises », est un mouvement mixte et populaire crée dans la continuité de la "Marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité" qui a eu lieu du 1er Février au 8 mars 2003 à travers la France.
Nous sommes partis symboliquement de Vitry Sur Seine où Sohanne, 19 ans, a été brûlée vive dans un local à poubelles de la cité Balzac, victime de son désir d'être libre.
Pour ne plus raser les murs, pendant cinq semaines, dans 23 villes étapes de France, cinq filles et deux garçons issus des quartiers ont alerté l'opinion et les pouvoirs publics sur la condition de vie des filles et des femmes victimes de la loi de la cité. Après une audience dans le bureau du Premier ministre, la Marche s'est achevée à Paris par une manifestation rassemblant 30 000 personnes à l'occasion de la journée internationale des Femmes. Nous avons ainsi libéré la parole et brisé la loi du silence pour qu'aujourd'hui plus personne ne puisse dire : « on ne savait pas ! »
Après l'interpellation est venu le temps de la construction… Sollicités par des jeunes filles et femmes en rupture familiale, nous sommes épaulés bénévolement par des avocats et des psychologues qui sont en mesure d'intervenir en urgence.
Fort du soutien populaire qui s'est notamment exprimé par une adhésion massive à notre pétition nationale (65 000 signatures), le Mouvement « Ni putes, Ni soumises », présidé par Fadela Amara, s'est enrichi de 60 comités locaux afin de répondre au plus près aux besoins du terrain.

Fervent défenseur de la mixité sociale et du métissage, à l'image des mouvements d'éducation populaire, chaque comité a pour vocation de diffuser les valeurs de la République laïque, le seul socle qui, quelles que soient nos origines, opinions et croyances, nous permet de Vivre Ensemble.

Myriam,
vice présidente de
"Ni putes ni soumises"

« Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprit mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources. » Luc 8, 1-3